Dans les entrailles du Libre

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mercredi, août 18 2010

Participez aux journées de tests de Fedora : c'est libre et gratuit pour tous =)

Pour ce premier billet depuis longtemps, je tenais à présenter les journées de tests de Fedora. Particulièrement parce que l'Alpha de la Fedora 14 pointe le bout de son nez et que les journées de tests vont se multiplier.

C'est quoi une journée de tests de Fedora ?

Quand une nouvelle Fedora est en développement, celle-ci va inclure des nouveautés qui peuvent être importantes. Le problème c'est qu'il y a souvent peu de personnes qui testent ces versions, et encore moins nombreux sont les gens qui testent profondément certaines nouveautés (par incompétence dans le domaine, ignorance de la nouveauté, ignorer comment tester correctement et dans l'exactitude, etc.) et avoir des tas de rapports de bogues sur une nouveautés avec des tests faites de manière anarchique (chacun fait comme il peut) n'aide pas toujours les développeurs à savoir où sont les problèmes et quels sont-ils.

C'est pour cela que les personnes chargées de l'Assurance Qualité Fedora font chaque mardi (en général) des Journées de Tests. En gros durant un mardi, on invite tous les testeurs à suivre une procédure dictée avec des outils pour et des commentaires à côté. L'objectif est qu'un maximum de personnes, sur un nombre maximal de machines puissent réaliser tous les tests proposés avant de mettre sur un tableau final tous les résultats obtenus. Ensuite selon les résultats, on ouvre des bogues avec les informations obtenues par ces tests pour corriger ce qui ne va pas.

Pourquoi y participer ?

Pour pas mal de raisons à dire vrai, j'invite tous le monde à le faire et voici pourquoi :

  • Car chaque configuration est unique, la votre peut avoir un problème important (ceci est particulièrement important quand on réalise des tests en rapport avec le matériel utilisé)
  • Plus il y a de testeurs, plus on a d'informations sur le problème et plus c'est simple à corriger (en théorie)
  • Car grâce à vous, peut être qu'on corrigera un problème qui touche beaucoup de monde et qui vous seront indirectement très reconnaissants
  • C'est assez simple, des marches à suivre et des résultats à poster, c'est très guidé (contrairement à un rapport de bogue classique où on doit se démerder pour savoir comment obtenir certaines informations, ici c'est expliqué)
  • En testant la Fedora instable, vous contribuez à son développement ce qui est très bien pour l'égo (ou pour participer à ce bazar) puis ça vous évitera d'avoir à râler quand la version stable sort et que le problème vous saute à la gorge car vous n'avez pas testé plus tôt =)

Qui peut y participer ?

Un peu tout le monde qui a de la bonne volonté, cependant il y a deux mises en garde :

  • Connaitre l'anglais un minimum est un plus pour comprendre les instructions et ensuite assurer quand il y a un bogue à rapporter
  • Utiliser une Fedora en développement comporte toujours des risques et savoir se dépatouiller est également important, ça évite d'avoir des problèmes ou de commettre de grosses conneries

Donc comme vous pouvez le voir, ces Journées de Tests sont très importants et font partie intégrante du développement d'une Fedora. Et si ça vous botte de donner un coup de main, voici le calendrier (en élaboration) des prochaines Journées de Tests : http://fedoraproject.org/wiki/QA/Fedora_14_test_days . Pour connaître la procédure, suffit de cliquer sur la date de l'évènement et vous n'avez plus qu'à suivre les instructions.

lundi, avril 27 2009

Muffin, le magazine francophone et communautaire de Fedora a besoin de votre aide !

C'est avec un certain regret que je viens, une nouvelle fois, recourir à l'aide et au soutien de la communauté du Logiciel Libre pour produire le numéro 2 de Muffin. En effet, Muffin depuis quelques semaines, alors que la rédaction des articles commençait, l'avancement s'est assez soudainement stoppé, plus personne ne répondait à l'appel.

Le choix des articles (du sommaire en somme) tout comme des grandes lignes de la future couverture ont été fait ce qui a été long et pénible et l'enthousiasme des premiers jours n'est plus là. Pourtant l'objectif de la sortir aux environs de Fedora 11 reste envisageable (fin mai-début juin) mais il ne faudrait pas trop tarder pour cela.

Muffin reste quand même un superbe moyen de communication parallèle à une documentation souvent lourde et faisant peur peut être pour apprendre aux utilisateurs à manier Fedora correctement, connaître son organisation et son fonctionnement. Cela reste aussi une occasion unique de faire découvrir des logiciels nouveaux et importants aux utilisateurs comme ici PackageKit et Sugar qui sont grandement développés par Fedora. De même que Muffin est un moyen de montrer que la communauté francophone de Fedora est forte et unie, plus que jamais. De nombreuses communautés libres et surtout les communautés locales de Fedora nous envies un tel dynamisme et un site web si riche et complet, ça serait je pense une bonne chose de montrer de quoi notre communauté est capable en repoussant les limites que le premier numéro a marqué.

C'est pour cela que toute aide est la bienvenue, bien que des rédacteurs soient préférés. Si les articles du numéro 2 vous intéressent et si vous en avez les capacités d'en assumer la rédaction vous pouvez rejoindre la communauté de Muffin par ce biais tout en sachant qu'on sera là pour vous aider et guider et on vous encourage à nous rejoindre. Je précise qu'il n'est pas forcément nécessaire de connaître beaucoup Fedora pour nous aider, Fedora reste une distribution GNU/Linux qui a de grandes ressemblances avec les autres distributions et l'usage de nombreux logiciels ne change pas. De même que des connaissances poussées ne sont pas requis, la communauté est là pour pallier vos manques et répondre à vos questions et on sera tous ravis de le faire !

Je profite de ce message, pour remercier le soutien que le magazine Magnum (notre alter-ego chez Mandriva) a fait envers nous. Ce soutien a été précieux à nos yeux étant donné leur parcours et qui montre que le Logiciel Libre, malgré nos trolls le vendredi soir, a une communauté unie et solidaire.

jeudi, février 12 2009

MUFFIN, le magazine de la communauté francophone de Fedora a besoin de vous !

MUFFIN, c'est un projet qui date d'il y a un peu plus d'un an pour fournir à la communauté francophone de Fedora un nouveau support : un magazine virtuel sous forme de PDF. Après un travail long mais enrichissant, MUFFIN a sorti il y a quelques mois même pas le premier numéro et je me suis présenté comme le rédacteur en chef pour le 2e volet. Seulement l'engouement a été de courte durée, pour des raisons diverses il n'y a encore que peu de participants et c'est pour ça que je fais appel à vous, communauté du libre mais surtout de Fedora pour soutenir le projet.

Pourquoi un magazine de Fedora francophone ?

Fedora est une distribution très communautaire et très connue du monde du Logiciel Libre. Seulement, il est difficile parfois de faire les premiers pas non seulement quand on vient de Windows ou Mac OS X mais aussi quand on vient de Ubuntu, Mandriva ou autres, les repères changent comme la communauté locale. Cette adaptation nécessite ainsi de la documentation, de l'apprentissage mais on sait tous que la documentation, telle quelle est très dure à avaler pour un débutant car ce n'est pas forcément très simplifié ni très attrayant. Le magazine est donc un support particulièrement utile pour cette tâche, guider le débutant et l'habituer aux outils et à la communauté au fur et à mesure. Le but ultime, comme le souhaite le projet Fedora au maximum, que ces petits débutants un jour finissent comme contributeur au projet et participent à l'élaboration de Fedora de demain. Après tout c'est le principe du Libre de donner chacun sa petite contribution pour aider le système non ?

Un travail important à réaliser

Seulement écrire dans un magazine demande du travail. Entre les articles, la mise en page, et toute l'organisation pour avoir un tout cohérent et suffisamment dense, il faut réunir plus de 5 personnes sur plusieurs mois pour obtenir un numéro. Après tout, chacun est bénévole et donne du temps de libre qui parfois manque cruellement. Le numéro 2 pour le moment est au « cœur » si je puis dire de l'élaboration des sujets de voies à explorer pour améliorer le magazine par rapport au premier numéro. On peut ainsi dire que tout reste à faire mais on peut le faire avec de la volonté et de l'huile de coude.

Qui MUFFIN recherche ?

Des hommes grands, blonds aux yeux bleus possédant un beau cabriolet. Non sérieusement MUFFIN demande juste des coups de mains et il y en a pour tous les niveaux : rédacteurs, graphistes, relecteurs, ou d'autres... Évidemment quelques connaissances de base de Fedora sont recommandés pour un travail efficace. Il y en a donc pour tous les niveaux et tous les goûts et ce en fonction de vos disponibilités.

Comment rejoindre MUFFIN ?

Pour rejoindre MUFFIN il convient de réaliser plusieurs procédures qui sont relativement rapides (qui ne dépassent guère les quelques jours).

  1. Pour commencer, inscrivez vous à la mailing-list de fedora-fr-news qui rassemble les messages concernant l'élaboration de MUFFIN.
  2. Une fois inscrit sur la liste de diffusion, vous devez envoyez un courriel de candidature dans cette mailing-list. On demande une simple présentation de vous même avec votre nom, vos objectifs dans MUFFIN, votre expérience dans GNU/Linux et votre vie (de manière très simplifié, on ne demande pas un roman). Cela nous permet de mesurer votre motivation.
  3. Ensuite votre compte au Wiki de MUFFIN sera crée par un administrateur et on vous enverra les informations pour vous y connectez. Profitez-en pour remplir votre page personnelle (avec les mêmes informations que le courriel demandé précédemment mais aussi de quoi vous contacter).
  4. Et voilà, vous êtes un membre à part entière et vous pouvez contribuer au projet !

Que se passe-t-il actuellement ?

Pour MUFFIN, on cherche à tout remettre à plat et préparer le 2e numéro plus efficacement. Pour cela on réalise une réunion IRC (sur le canal #fedora-publish-fr de FreeNode) pour débattre ensemble de la chose. Je vous invite à y participer et à soumettre votre présence avec les horaires qui vous arrangent pour l'organiser au plus vite !

Pour plus d'informations ou vous contacter ?

Merci de votre patience et j'espère vous revoir dans l'équipe de MUFFIN. MUFFIN a besoin de vous !

dimanche, janvier 4 2009

Le Logiciel Libre existe-t-il vraiment ? Amis du Libre, changeons de discours !

Ce billet consiste à parler de l'éventuelle existence du Logiciel Libre. Car à dire vrai, j'ai la curieuse impression que les valeurs du Libre se perdent et que finalement disparaissent. Je maintiens fermement une opposition à tout ce qui est non-libre car après tout j'utilise le Libre pour ses valeurs, valeur qui apporte une efficacité technique, et non l'inverse ! Ce billet peut être considéré comme un troll pour certains, ce n'est pas le cas, c'est juste une remise en question d'une politique générale de la communauté et de certains projets que je souhaite mettre en place dans l'idée de tous car elle ne se fait pas. Après si vous prenez cela comme une attaque personnelle contre vous ou votre distribution/logiciel préféré, grand bien vous fasse mais ce n'est nullement mon objectif.

Quand le libre joue la carte du propriétaire

Le Logiciel Libre est définit par la FSF par 4 libertés essentielles qui ne sont remises en questions et donc font autorité dans la sphère du libre. Inutile d'en faire un rappel, je suis sûr que la plupart d'entre vous en possèdent des exemplaires sur votre chevet ou sur un poster de votre chambre. Quand on regarde au sein de la communauté GNU/Linux, je dirais facilement qu'une grande majorité, peut être non-absolue défend les valeurs du libre parmi les priorités notamment pour en parler au monde extérieur. C'est beau, j'admire une telle volonté. Mais quand est-il de l'application ? Là on coince, je suis de plus en plus surpris par l'usage massif de solutions propriétaires au sein de GNU/Linux par les militants intégristes ! Certains le font par obligation (comme moi, je vous jure que une résolution 860*480 sur un écran de 20" ça a de quoi vous énervez, donc nVidia proprio) mais d'autres par choix (achat d'appareils propriétaires comme ceux d'Apple, utilisation de formats MP3, usage de Flash, etc.) la plupart de ces usages sont par choix et sont de plus en plus utilisés. Mais ce qui m'agace encore plus, c'est que même dans la haute sphère cela ne vole pas haut.

Je vais prendre un exemple simple : Canonical. Je ne crache pas sur Ubuntu en particulier mais la politique de Canonical qui est à mes yeux à part. Quand on consulte le blog de son dirigeant, Mark Suttleworth, une première chose frappe l'esprit : les vidéos sont en Flash. Donc en clair, le dirigeant d'une entreprise qui veut faire du « Libre » propose des vidéos de démonstrations d'interfaces d'Ubuntu (entre autres) via des solutions propriétaires alors que 90% au moins des visiteurs possèdent un plug-in OGG dans leur navigateur. De prime, Firefox va l'utiliser par défaut dès la version 3.1 l'an prochain. N'y a-t-il donc pas une contradiction ? Et je passe sur le meilleur avec l'architecture de Launchpad qui est propriétaire pour développer une distribution « libre » cela la fou mal. Comment soutenir un mode de développement communautaire en gardant un logiciel pour le développé qui est fermé ? Non ça ne fonctionne pas comme ça. Et du même coup j'accuse SourceForge qui reprend exactement le même principe, à une autre échelle.

La contradiction de la communauté elle-même

La communauté du Libre est belle, entre promouvoir le Logiciel Libre et l'appliquer strictement, il y a apparemment un fossé infranchissable que la plupart ne franchissent pas. Déjà je me dis, comment on peut acheter un produit Apple en défendant le Logiciel Libre ? Car ce phénomène est de plus en plus courant via l'iPhone, MacBook ou encore iPod... C'est très désolant de voir cette succession de contradictions. Certes ces produits peuvent être attrayants ou mêmes intéressants, mais quand on voit (notamment) leur intérocompatibilité avec les solutions libres, il faudrait se poser les questions avant l'achat. Mais ne jetons pas la pierre que sur les Apple-fan qui ne sont finalement pas les pire... Car il y a plus menaçant encore, je condamne ouvertement Linux Mint ou encore Flash Player. Pour moi ces 2 produits sont les pires ennemis du défendeur du Logiciel Libre, si on les utilise, je suppose que ne l'on peut se considérer comme un défenseur du Libre tellement la contradiction est grande.

Pour le dernier, regardons un peu. D'après Adobe, ça serait plus de 90% d'utilisateurs à travers le monde, donc d'internautes qui l'utiliseraient. Dans le Logiciel Libre, je remarque qu'une grande partie l'utilise et subventionne des sites comme Youtube, DailyMotion, etc. Même Linus Torvalds (mais bon comme il s'en fou du libre au sens strict du terme, lui il n'est pas contradictoire avec lui même). Le Flash c'est propriétaire, ça a agacé le Logiciel Libre pendant des années mais on lui pardonne tout pour 3 vidéos pourris. Vous avez oublié le nombre de temps qu'il a fallu pour que Flash Player fonctionne en 64 bits ? Que *BSD, OpenSolaris et d'autres peuvent se brosser pour avoir leur version ? Flash Player est le logiciel privateur par excellence : j'ai le total contrôle sur le développement, je fais planter vos navigateurs sans qu'ils puissent corriger et en plus je m'en fou des standards du web et ce que leur négligence peut apporter. Et je ne parle même pas de Gnash ou SWFdec qui malgré le fait sont des Logiciels Libres, vous soutenez malgré tout un format propriétaire qui tue le web qui après tout est un succès car c'est un ensemble de standards accessibles à tous !

Pour Linux Mint, cette distribution qui comme Xandros n'a de libre que de nom et encore. Ces distributions gagnent en popularité alors que par défaut c'est un mélange complexe de libres et proprios. Certains diront que Linux Mint installe par défaut ce que 80% des ubuntuteros installeront par la suite comme les codecs pour les formats avec autant de libertés qu'une prison. Mais quand on voit l'engouement pour Linux Mint auprès de la communauté du Logiciel Libre (et le nombre de ubunuteros qui passent le cap), il y a de quoi s'inquiéter sur l'importance finalement du Logiciel Libre auprès de la communauté.

Je vais même, (et je m'excuse auprès de la communauté francophone que je chérie tant, mais il faut agir !) mais j'accuse la communauté Fedora même francophone de soutenir ce type de contradiction. Sans parler de Debian... Car ce qui est marrant, c'est de considérer que la distribution est 100% libre (bon pas aux yeux de la FSF, bien que Fedora ne va pas tarder à rejoindre les rangs) mais que vaut cette argumentation si la plus grande partie des utilisateurs derrière de Fedora ou Debian utilise du propriétaire après coup ? Avoir une distribution libre au départ et la polluer finalement n'apporte rien de plus en liberté que si c'était proprio à la base comme Ubuntu (que Fedora-fr aime bien critiquer à ce sujet, amis Ubuntuteros profitez-en, je vous défends pour une fois !). Le seul avantage que cela représente, c'est que l'on a le contrôle de ce qui est propriétaire sur notre machine car on l'a nous même installé le paquet en question. Mais moi je suis contre tout cela, prétendre utiliser une distribution libre alors que l'on est pas nous même est une hérésie profonde. Il faut revoir le discours ! C'est comme si je disais « j'ai un système GNU » avec au final un noyau *BSD et seulement des applications compilées GCC avec Vim, KDE, etc. Tout ceci n'a GNU que de nom, bah ici c'est pareil, tout n'est Libre que sur le papier et de nom. Il faut réformer tout cela les enfants et tuer ce comportement totalement hypocrite de l'ensemble de notre communauté.

Je vois une belle argumentation, tout bellement ficelée mais hautement ridicule. Dans Logiciel Libre on a le choix de nos logiciels et donc d'installer des logiciels propriétaires. Mais dans Windows on peut installer librement des Logiciels Libres comme sous GNU/Linux, pourtant Windows n'est pas un système Libre à mes yeux, ni aux vôtres je pense. Non ici le logiciel Libre n'offre pas la volonté d'installer du propriétaire si cela nous chante. Car ce n'est pas la liberté du choix que le Logiciel Libre propose en particulier, car après tout qu'il n'y ait qu'un logiciel libre pour lire un fichier .odt n'empêche en rien que c'est un logiciel libre pourtant on n'a pas le choix de l'applicatif pour cela. Pareil ici, le Logiciel Libre correspond aux 4 règles de la FSF, ni plus, ni moins, donc cette argumentation tombe à l'eau car elle n'est définit nulle part dans les 4 règles. j'ajouterais même que c'est en contradiction, car avec du logiciel propriétaire dans notre système libre, notre système global ne répond pas aux 4 règles de la FSF en général ce qui est problématique car elle supprime votre liberté générale.

Mais, si on a pas le choix ?

Dans mon discours, j'accuse tout le monde dont moi même. Avoir un système totalement libre n'est pas irréalisable mais reste bien difficile malgré tout. Une bonne partie de la population n'a pas de bol : un matériel nécessitant un pilote propriétaire pour fonctionner. Ceux là sont excusés car les choix sont souvent faits avant notre connaissance du Libre. Mais je condamne ceux qui y adhèrent puis ensuite achète du matériel qui en ont besoin comme les produits Apple. Et qu'on ne me sorte pas qu'on était pas au courant, ça se vérifie assez rapidement. Cela ne vous empêche donc pas de faire attention à vos prochains achats en connaissances de causes. On aime le Libre ou on s'en fou, il n'y a pas « oui mais... ».

Après bon, disposer d'un BIOS libre relève encore du fantasme pour la grande majorité d'entre nous, mais je l'exclue pour le moment des considérations techniques. Mais on a aussi des professions qui n'ont pas non plus le choix, c'est proprio ou rien. On aime le libre, mais je pense qu'entre le Logiciel Libre et le chômage, le choix est vite fait pour beaucoup (et je le comprends) mais pourquoi ne pas aider de faire en sorte à ce que la situation change ? Certains d'entre vous sont peut être développeurs ou même connaissent des gens qui peuvent le faire. Après tout, ça ne coûte rien d'essayer...

Après bon qu'on me sorte Youtube ou les fichiers MP3 pour votre bibliothèque musicale forte importante, je dirais que ce ne sont pas de bonnes excuses car les solutions libres existes et sont très utilisables... Comme je dis on défend le libre ou pas... Après chacun a sa propre conscience qui agit.

Que faire ?

Je pense que la situation est assez catastrophique. On prône un système entièrement libre, on revendique nos libertés et cette philosophie. Qu'obtient-on ? Une communauté qui dans sa majorité finalement transgresse et sans gène ces valeurs. Quand on voit la communauté de Debian qui nous fait un caca nerveux à propos de Firefox (soit disant pas libre, mais on en reparlera dans un autre billet) pour finalement installer des codecs MP3 par la suite, c'est assez véridique de la situation. On est capable de tout pour le Logiciel Libre, tellement qu'on est capable d'utiliser du propriétaire pour des choses qui n'ont aucune importance. Que croyez-vous ? Si nous mêmes, la plupart geek et des adorateurs de la philosophie du Logiciel Libre nous ne sommes pas capables pour la plupart de garder un système entièrement libre, qui le fera à notre place ? Ce n'est pas la mémé du coin qui va débattre sur nos valeurs et les protéger. Nous sommes ceux qui peuvent le faire car nous y croyons, mais pour cela il faut respecter cette idéologie que diable !

2 solutions s'offrent à nous : soit on arrête de dire que notre système est libre, de revendiquer nos libertés quand on les transgresse car ces paroles n'ont alors plus aucune valeur (comme Linus Torvalds). Ou alors vous abandonnez MSN pour Jabber, vos MP3 pour du Ogg Vorbis, Flash pour un web standard et libre, Skype pour Ekiga, vos baladeurs hors de prix qui sont enchainés auprès d'une multinationale, etc. Là on pourra prôner le libre, le défendre, le revendiquer aux yeux de tous et protéger ces valeurs que l'on aime tant ! Cela ne tue pas, pourtant le Libre n'avancera que comme ça...

mardi, décembre 23 2008

J'ai testé la Fedora Rawhide, future Fedora 11

Avant de commencer je rappelle que Fedora Rawhide est une version instable de Fedora qui est en développement pour le moment continu. Il est déconseillé de l'utiliser dans le cadre d'une utilisation en poste de production ou même d'être testé par des non connaisseurs. En effet son usage requiert un nombre de bidouilles très élevé.

Cette version se situe entre la Fedora 10 et la version Alpha de Fedora 11 prévue pour le 20 janvier. En somme ce sont les premières briques qui sont posées et seulement les logiciels ont changé de evrsions, pas encore de nouveautés spécialement conçu pour Fedora 11 pour le moment.

Au début cela commence bien, SELinux bloque (en partie ?) dbus donc adieu Nautilus, le montage automatique des partitions et tout le tralala. Ce problème était connu pour la F9 donc je suppose qu'il sera corrigé rapidement. Entre temps une désactivation de SELinux corrige le problème. Puis X.org consommant trop de CPU à mes yeux (40%) je décide d'installer le pilote nVidia propriétaire (la 180 qui est en béta) mais sans succès, X.org refuse de se lancer ou alors akmod demande un paquet (glibc en 32 bits) inexistants dans les dépôts ou du moins le serveur auquel je pioche mes paquets. Bref je ne pourras pas profiter pleinement de la carte graphique et la bête en devient lente...

Sinon côté nouveautés, on a un bel KDE 4.2 béta 2 qui apporte beaucoup d'améliorations, notamment des plasmoïdes mettant conky au placard, un thème Oxygène retravaillé plus agréable et le menu kickoff plus rapide et agréable à utiliser. Les options commencent à germer et la configuration du bureau redevient un plaisir avec presque autant d'options que la 3.5. Mais aucune nouvelle de Koffice 2.0, ni de Basket 2.0 qui sont assez attendus, du moins je n'ai pas pu les installer (soucis de dépendances) pour pouvoir observer.

On a aussi un Firefox 3.1 en béta, mais pas de Thunderbird 3.0 pour l'instant (il y a une semaine c'était Firefox 3.0.5, donc peut être que Thunderbird 3.0 sera là plus tard). Je constate aussi une amélioration de la rapidité de Yum (ou alors c'est l'effet placebo) mais pas de Presto pour le moment. Pour le rappel, Presto utilisera les deltaRPM, c'est-à-dire qu'au lieu de télécharger tous les paquets pour les mises à jour en entier, il ne téléchargera que les modifications. Donc pour certaines mises à jour de quelques centaines de Mo, peut être que le téléchargement avec les deltaRPM ne dépassera pas les 10Mo... Le CPU sera un poil plus utilisé c'est certains, mais le gain en bande passante pour les serveurs et les foyers seront bénéfiques tant qu'au coût qu'au confort de navigation. Mais cette nouveauté est prévue pour la F11 et semble presque terminée...

Suite à un soucis de dépendances je n'ai pas pu toucher au nouveau GNOME, donc pas de retour pour lui. Le noyau Linux 2.6.28rc9 tourne bien et devrait apporter un mieux dans les systèmes de fichiers comme ext4 tant attendu. Pour le moment Fedora n'offre pas la possibilité d'utiliser ext4 en natif (sans option au boot du CD), peut être dans la Alpha... Car pour le moment pour passer en Fedora Rawhide il faut installer une Fedora 10 et faire la mise à jour en utilisant les dépôts de la Rawhide (ce qui peut expliquer certains problèmes que j'ai rencontré notamment dans les dépendances).

En tout cas cette version est très prometteuse malgré l'instabilité ambiante, je la garde sous le coude en faisant de temps en temps des mises à jours qui corrigeront peut être certains problèmes et apporteront sans doute des nouveautés encore insoupçonnées. Dans la semaine je m'occuperais de rapporter les bogues qui vont bien...

Je posterais probablement un billet pour la version Alpha, à savoir le 20 janvier. Fedora 11 quant à elle est prévue pour le 26 mai, on a donc du temps.

dimanche, décembre 7 2008

J'ai voté

J'ai voté
Fedora est en période de vote, notamment ce qui déterminera les objectifs de Fedora sur les prochains mois à venir.
Pour cela il faut être membre et avoir signé le CLA de Fedora Project (et pour l'une des 3 élections il faut être ambassadeur). Si ce n'est pas le cas, devenez contributeur de Fedora. :)

Les élections s'arrêtent le 20 décembre à 23h59 et 59 secondes. Votez si ce n'est déjà fait.
Pour voter c'est ici.

samedi, novembre 29 2008

Yumex au placard, place à PackageKit

Ceux qui ont testé Fedora 9 ou 10 ont du avoir une petite surprise à l'arrivée. En effet le gestionnaire de paquet est PackageKit qui remplace le couple Pup et Pirut qui étaient bogués et relativement peu puissants face à la concurrence. Ceci dit, tous les Fedoristas vous le diront, Yumex était le gestionnaire de paquet graphique qui exploitait le mieux Yum sans doute depuis un bon paquet d'années. Ce tout en 1 de Yum commence peu à peu à se faire battre par PackageKit qui ne cesse de nous surprendre à chaque version.

PackageKit c'est quoi ?

PackageKit est un projet de Freedesktop.org, et qui ne cesse de trouver des projets pour unifier GNU/Linux et empêcher que la diversité devienne nuisible au Logiciel Libre dans son ensemble en améliorant la compatibilité et une certaine unicité à bas niveau. Par exemple on peut citer Gstreamer pour le multimédia, HAL et D-bus pour le matériel, Nouveau pour le pilote libre de nVidia, Telepathy pour la messagerie instantanée, X.Org ou encore SWFdec pour le Flash libre. Car on est parti d'un constat simple, il y a multiplication de gestionnaires graphiques des paquets ce qui nuit à l'utilisateur car d'une distribution à une autre la gestion des paquets diffère. Et on sait ce cette partie du système est une base importante qu'on utilise quasiment tous les jours ne serait-ce pour les mises à jour et l'intérêt d'interfaces différentes laisse à désirer (mais à bas niveau c'est une autre histoire). Donc PackageKit doit offrir à tous les gestionnaires de paquets les mêmes options et la même interface comme Yum, APT/APTitude, Smart, etc. et ce pour n'importe quelle distribution.

Une progression constante et une adoption progressive

PackageKit est un projet qui sort des versions depuis près d'un an seulement, et les progrés sont exemplaires. On atteint la version 0.3.10 au rythme d'une version toutes les 1 à 2 semaines. Et son succès commence à se répandre. En effet en mai Fedora 9 l'intègre par défaut et le mois suivant OpenSUSE suit la danse. En septembre Mandriva l'intègre peu à peu dans sa version 2008.1. Cette adoption progressive permet d'intensifier le développement et le support des gestionnaires des paquets de chaque distribution, et ça commence à porter ses fruits. En mai, la 1ère version de Fedora 9 (la 0.1.13 de souvenir) était inutilisable au quotidien sauf pour les mises à jour : il ne gère qu'un paquet à la fois, lent, peu puissant... Aujourd'hui il commence à rivaliser parmi les plus grands en seulement quelques mois et devient à vrai régal au quotidien.

Des fonctionnalités nouvelles et intéressantes

PackageKit commence à révolutionner la gestion des paquets d'une distribution. Commençons par les mises à jour.

  • La possibilité de savoir quelle est le type de mise à jour via une icône et une séparation des paquets par type : mise à jour de sécurité, corrections de bogues, de nouvelles fonctionnalités ou mise à jour classique, etc. Ainsi on sait déjà ce qu'apporte la mise à jour et ce qu'on peut attendre de chaque paquet.
  • La vérification des mises à jour personnalisables (par heure, jour, semaines ou mois) avec possibilité d'installer le tout automatiquement ou seulement les mises à jour de sécurité. Et évidemment selon l'état de la batterie de votre portable il effectuera ou non la mise à jour (car une mise à jour coupé pendant la phase d'installation n'est pas recommandée).

Mais maintenant la gestion des paquets à installer ou supprimer :

  • La possibilité de filtrer les paquets selon la licence (libre ou pas), selon la présence ou non d'interface graphique ou encore de paquets de développements ou pour les utilisateurs normaux. Sans oublier la possibilité de n'afficher que les derniers paquets ajoutés dans la liste.
  • Pouvoir virer l'ensemble des paquets qu'on a ajouté dans la liste des choses à ajouter ou enlever.
  • À la fin de l'installation on vous propose de sélectionner des paquets de pouvoir les lancer directement à la fin. Plus besoin de chercher dans les menus le nouveau logiciel installé que vous désirez.
  • Affichage des icônes de l'application à côté du paquet ce qui permet de vérifier si c'est la bonne application ou de savoir ce qu'il fait sans lire la description...
  • La présence d'un historique des mises à jour ou installation/suppression des paquets ce qui est pratique pour savoir la date de la dernière mise à jour ou de vérifier les paquets responsables de votre dernier bogue.
  • Support de PolicyKit, plus besoin de taper le mot de passe root pour une simple mise à jour...

Quelques manques assez gênants

Malgré toutes ces améliorations ou possibilités que l'on voit rarement dans une interface graphique, il y a des manques mais sans doute imputable à la jeunesse du projet.

  • Impossibilité de savoir si cette mise à jour nécessite un redémarrage pour l'appliquer correctement (comme celui du noyau Linux) et ne propose pas de redémarrage même s'il y a besoin à la fin.
  • On ne peut pas tout ajouter ou tout enlever dans la liste des paquets visibles (pour les mises à jour ou l'installation après une recherche de paquets).
  • Pas d'ajout ou suppression de dépôts possible, juste l'activation ou désactivation des dépôts le sont.
  • Encore un peu lent pour actualiser la liste des paquets.
  • L'intégration de KDE bien qu'à son balbutiement reste peu aboutie pour le moment, l'écart avec la version GTK est assez conséquente.

Conclusion

Même si on peut regretter certaines choses, le support de Yum est bon, le progrès du projet est rapide et suffisamment abouti pour remplacer sans problème un Yumex en perte de vitesse. On peut regretter que Ubuntu et Debian n'annoncent rien en ce qui concerne une possible adoption dans l'année 2009 ce qui serait un pas important en avant pour le projet. Vous pouvez voir l'évolution des fonctionnalités que PackageKit supporte pour chaque gestionnaire ici et vous pouvez dégoter quelques captures d'écran ici. En ce qui me concerne Yumex ne va servir qu'en cas de problèmes majeurs dorénavant, PackageKit a beaucoup murit. Pour ceux qui ont quelques réticences depuis leur dernier essai : essayez la 0.3.10 et vous serez probablement convaincus de son évolution.

Le P2P est le mal, sauf pour télécharger Fedora !

Ah le P2P, ce doux mot tant décrié par les médias et certaines personnes du public accusant à tort et à travers ses méfaits. Il est vrai que de télécharger des contenus sous droits d'auteur avec n'est pas ce qu'on pourrait qualifier de légal, mais ces logiciels sont utiles surtout pour les gros projets du Logiciel Libre comme Fedora ou même la plupart des distributions GNU/Linux ou les autres OS Libre.

À chaque nouvelle version d'une distribution comme mardi dernier pour Fedora, on a le droit à la vague qui pendant 2-3 jours téléchargent à fond la nouvelle version mais souvent directement via les serveurs. Ceci dit Fedora comme les autres proposent une astuce sympathique : Bittorrent. Pourquoi l'utiliser après tout ? Un principe simple : la communauté unie est plus forte, et le Logiciel Libre le prouve constamment et c'est l'occasion ou jamais d'y participer. Les gains d'utiliser Bittorrent sont réels, on va faire une analogie assez débile mais bon. Imaginez que nous sommes un centre d'une hotline de 20 récepteurs téléphoniques, ces 20 récepteurs sont des serveurs officiels du projet. Durant l'année, quand on a quelques clients qui appels pendant plusieurs heures, c'est gérable, on a même souvent de la place de disponible constamment. Mais si cela se passe dans l'intervalle d'une nouvelle version de Fedora, tous vos téléchargements directs sur le serveur (via votre navigateur) c'est comme si tout le monde utilisait la ligne pendant plusieurs heures à son compte. Au bout d'un moment ça sature, le téléchargement ralenti, etc. Bref personne n'est content car ça met du temps. De l'autre côté vous avez un central avec 1 seul employé, mais quand quelqu'un appel, cette personne peut recevoir l'appel d'un autre, ainsi de suite. Quand on est 1 ou 2 c'est nul, mais quand on est 20-30 ou plus, bah on surpasse les capacités de l'autre centrale car nous on est jamais surchargé ! Cette analogie pourrie doit vous faire retenir plusieurs choses :

  • Télécharger directement les fichiers ISO sur le serveur (ce qui prend 30 min à plusieurs heures) avec l'effet de masse ralenti les serveurs qui servent notamment à installer les logiciels ou mettre à jour le système après l'installation. Ce ralentissement est énervant pour tout le monde car on ne profite pas directement de la distribution fraichement installée.
  • Mais en plus, plus on télécharge directement, plus on utilise la bande passante. Il faut savoir qu'elle est très chère et que Fedora ne vous demande rien comme argent de même que les personnes qui prêtent leurs serveurs pour faire des miroirs. Vous êtes un surcout important pour eux que vous ne remboursez pas.
  • Torrent fonctionne avec l'effet de masse. Comme on l'a montré avec l'analogie, plus il y a des gens qui rejoignent le groupe, plus les possibilités augmentent. Au final vous pouvez télécharger à des plafonds records qu'on obtient rarement avec le téléchargement direct sur les serveurs. Autant en profiter et faire profiter le monde. Car Torrent c'est le partage, après l'avoir télécharger, n'oubliez aps de continuer le « téléchargement » pour envoyez vos données aux autres et faire profiter votre connexion à ceux qui n'ont pas encore finis.
  • Sans compter que dans Torrent il y a des « contrôleurs » pour que le fichier à l'arrivée soit tout beau, tout propre. En effet en téléchargement classique (surtout pour les gros fichiers) il y a un risque important que certaines données se téléchargent mal voire pas du tout, résultat votre fichier ne fonctionnera pas bien. Torrent vérifie progressivement le téléchargement et corrige ces problèmes comme un grand. Résultat vous économisez du temps, des CDs/DVDs et en plus vous n'avez pas besoin de faire la vérification de l'état du CD avant l'installation.

Le seul problème de Torrent, c'est que certains FAI ou réseaux (université ou de boulot) les brident ce qui gène son utilisation. Mais si vous en avez la possibilité, aidez Fedora, aidez le Libre en utilisez les Torrent au lieu des serveurs directement ! Ceci est applicable à tout projet libre qui propose des Torrent comme alternative, pensez-y la prochaine fois et le Libre vous remerciera. ;-)

samedi, octobre 11 2008

Pour les nostalgiques : contribuez à la sauvegarde des thèmes de Fedora et d'autres systèmes libres !

Cela fait plusieurs mois que j'avais lancé cette idée de projet, seulement par manque de temps et d'autres projets en cours, j'ai préféré laisser de côté. Ce projet est tout bête, recréer les thèmes des anciennes versions de Fedora (et à terme d'autres distributions) et de tenter de les inclure de manière officielles dans les dépôts pour les utiliser et remonter artificiellement le temps.

L'intérêt réside en réalité dans la nostalgie des anciens. On a tous connu une première version, des débuts au combien difficiles mais que de bons moments que cette découverte de ce nouveau monde. Quand je peux voir par exemple les captures d'écran de MrTom dans la remémoration du passé, je me dis que c'était une époque formidable avec de bons souvenirs et, quels progrés accomplis entre temps ! Les fonds d'écran de Fedora 7, les icônes Bluecurve, GNOME qui prenait l'apparence de KDE, c'était le bon temps. On peut faire revivre cette ambiance, ces moments et les sauvegarder à jamais.

N'importe qui peut y participer, toute aide est la bienvenue, je vais indiquer la rapide marche à suivre :

  • Télécharger des vieux images CD (dans les miroirs de Fedora il en reste) ou utiliser les vieux CD de magasines linuxiens qui prennent la poussière sur votre étagère.
  • utiliser une machine virtuelle ou l'installer en dur en partition séparée
  • enregistrer tous les fichiers disponibles liés aux thèmes : fonds d'écrans, fichiers de GDM/KDM et RHGB, captures d'écran, icônes, paramètres par défaut (quel thème, la taille de la barre des tâche, l'organisation, etc.)
  • compiler tous ces fichiers dans une archive (une archive par version)

Ensuite on fera le tris de tout ça, on analysera les données, on fera les adaptations nécessaires (et oui GDM par exemple a beaucoup changé entre temps) avant qui sait de créer un fichier RPM propre (et une archive pour les autres distributions qui sont jaloux de nos thèmes si beaux :p).

J'aurais besoin de volontaires, pas besoin d'avoir des connaissances poussées pour cela du moins au début du projet. Le projet prendra hébergement chez TuxFamily dans peu de temps (le projet sera sous tutelle d'un futur GULL varoi). J'ajouterais que ceci est applicable à n'importe quel système libre ou distribution. Si des gens de *BSD, OpenSolaris ou d'autres distributions GNU/Linux désirent de s'y lancer également, ça sera avec joie. :)

Si vous avez des questions, suggestions ou envie d'y participer, merci de le signaler. ;)

Petit rappel de la philosophie de Fedora

Fedora (anciennement Fedora Core) est une distribution qui en novembre 2003 a remplacé l'ancienne distribution Red Hat Linux car Red Hat voulait se concentrer sur une distribution orientée entreprise. Fedora est communautaire bien que Red Hat apporte un soutien important à la communauté que ça soit dans le développement, les moyens financiers ou la logistique avec par exemple l'hébergement du BugZilla de Fedora qui cohabite avec celle de Red Hat.

Fedora est une distribution ayant pour but d'être une vitrine technologique du logiciel libre en étant composé que de logiciels dits libres. Cette philosophie influe sur la situation de Fedora au sein des distributions GNU/Linux dans son ensemble. Fedora pour être à la pointe de la technologie favorise le développement en upstream. C'est à dire que les développeurs de Fedora s'impliquent dans le développement de plusieurs logiciels libres qui seront les technologies de demain de GNU/Linux (PackageKit, NetworkManager, PulseAudio, SELinux, etc.) et même dans des logiciels courants comme le noyau Linux. Fedora sert de plateforme de lancement de ces technologies, en les intégrant dans une distribution pour faire des tests grandeurs natures et éliminer la plupart des problèmes avant d'intégrer d'autres distributions. L'exemple le plus connu actuellement et récemment est sans doute PulseAudio qui a été intégré à Fedora 8 pour que 6 mois plus tard Ubuntu, Mandriva et OpenSuSE l'utilisent. Cette plate-forme de lancement permet l'accélération du processus d'adoption d'une technologie au sein de GNU/Linux dans son ensemble.

Fedora pour être à la pointe a toujours les dernières versions de logiciels à sa sortie, ou presque. Avec un gel de l'intégration de nouvelles versions relativement tard face à d'autres distributions, Fedora peut se le permettre. Mais par cet aspect technologique, Fedora n'assure qu'un bref support de sa distribution. Le support d'une version de Fedora est d'en moyenne 13 mois. En réalité c'est le temps de sortir 2 versions stables et attendre un mois après la sortie de la 2e... Par exemple Fedora 8 aura un support qui durera jusqu'à un mois après la sortie de Fedora 10. Fedora 10 sortant normalement vers le 25 novembre, Fedora 8 ne sera plus supporté après le 25 décembre 2008 ce qui fait environ 13 mois après la sortie de Fedora 8 (sortie le 8 novembre 2007). Ceci s'explique par le fait que Fedora 8 commence à avoir des logiciels « vieux » et que Fedora veut être une vitrine technologique. Un support plus long demanderait beaucoup d'énergie et de main d'œuvre alors que Fedora en manque déjà ! Avant le projet Fedora Legacy s'assurait d'une maintenance plus longue mais le projet s'est éteint en en décembre 2006 par manque de main d'œuvre. Si vous voulez, CentOS est une distribution qui est une copie quasi-conforme de Red Hat, lui même basé sur Fedora mais ayant un support de 7 ans et ce gratuitement.

Fedora ne se base que sur des logiciels libres. Par défaut, à part les fameux micro-codes qui devraient partir d'ici Fedora 11, Fedora ne fait le support d'aucun logiciel non-libre et ce pour une question éthique. Car une vitrine de logiciels libres doit être composé que de ces composants libres, sinon cela gâche le tableau. Il est possible d'installer des logiciels propriétaires via Livna (bientôt RPMFusion) mais ce dernier n'a aucun lien officiel avec le projet qui donc se débrouille tout seul. Ceci étant, Fedora et Red Hat sont basés aux États-Unis. Comme on le sait ce pays possède de nombreux brevets logiciels pouvant nuire aux 2 projets. Donc ils ont préféré exclure des logiciels libres pour cause de violation possible de brevet aux USA ce qui serait embêtant notamment en cas de poursuite. C'est pour ça notamment que Codeina qui vous propose d'acheter des codecs de formats propriétaires comme le MP3, à cause de la législation américaine, nous européens pouvons utiliser Livna en toute tranquillité pour les installer gratuitement. Les autres distributions comme Ubuntu, Mandriva ou OpenSUSE (qui ont le soutient d'entreprises) sont eux basés en Europe et n'ont donc pas ce problème épineux.

Ce petit rappel de la philosophie de Fedora permettrons à certains de découvrir cette distribution sous un autre œil ou de prendre du recul sur la question. La comparer avec Mandriva, OpenSUSE ou Ubuntu serait dénué de sens, les objectifs et idées de chacune étant différentes et s'adressent donc à des publics différents. À vous de savoir quelle philosophie et objectif vous convient le mieux.

Fedora Rawhide : Présentation

Avant d'entamer une série d'articles pour aider dans Fedora Rawhide, on va faire un petit tour du propriétaire.

Fedora Rawhide est une version en constante développement, elle est hors du temps. Elle a existé, existe et existera. On peut la comparer à Debian Sid ou Mandriva Cooker, c'est une branche qui ne s'arrête pas. Si on doit expliquer brièvement, on va dire que Fedora Rawhide est une branche qui continue jusqu'à l'infini, seulement de temps en temps, cette branche se scinde pour créer une version à partir de Fedora Rawhide : Fedora 7, 8, 9 ou 10, etc. Son évolution sera la base des versions que vous utilisez aujourd'hui, et par son caractère évolutive, les logiciels qu'il utilise sont rarement stables et les mises à jour fréquentes ! C'est pour cette raison que Fedora Rawhide n'est pas destinée à une machine de production, elle ne doit servir que pour des tests éventuels et non pour la vie de tous les jours.

Mais pourquoi faire ?

Comme cette version est à la base des futures versions de Fedora et qu'elle n'est pas stable, son but est donc de réaliser des tests grandeurs nature. Non ce n'est pas un jouet pour découvrir les futures nouveautés, mais c'est destiné à trouver et corriger des bogues et autres problèmes qui font le quotidien de cette version. Et étant donné le nombre de bogues qu'il y a, plus de monde y participe, mieux c'est. Si vous avez du temps devant vous, et que vous avez quelques connaissances sur Fedora, foncez et contribuez ! Il faut savoir que les bogues qui ne sont pas corrigé dans cette version existeront dans la version stable de Fedora que vous utiliserez. Je crois que personne 'na envie d'avoir de gros bogues sur une version stable. Ou parfois cela décale la date de sortie le temps qu'on en corrige un maximum.

Comment l'installer ?

Il existe plusieurs solutions pour l'installer.

  • À partir de votre version actuelle de Fedora, il faut désactiver tous les dépôts et activer ceux qui comportent les noms suivants : « rawhide » « development » ou « livna-development » si vous avez installé Livna. Ensuite une mise à jour vous permettra d'utiliser une Fedora Rawhide.
  • Il suffit de télécharger des images CD ici par exemple. (Notez qu'ils n'ont pas le nom de Rawhide mais ceux des futures Rawhide, Fedora 10 en l'occurrence).
  • Via le logiciel PreUpgrade qui vous propose si vous le voulez de migrer votre Fedora actuelle vers Fedora Rawhide (la technique ressemble à la première).

Mais maintenant il faut savoir dans quel environnement l'installer. Vous avez la possibilité de l'installer dans une machine virtuelle ou en dur sur votre disque dur. L'installation sur une machine virtuelle est sécurisée et permettra de garder votre machine intacte, en cas de gros problèmes il sera facile de recommencer sans encombre. Ceci dit comme vous utilisez une machine virtuelle, les performances sont moins bonnes, il y a des bogues en plus et vous ne pouvez pas tester votre matériel dessus vu que c'est émuler. L'installation en dur permet des tests en conditions réelles et donc d'avoir des bogues ou des tests plus naturelles. Ceci dit, la moindre erreur dans le partitionnement, dans la configuration ou un bogue peut rendre votre machine inopérante ce qui peut causer des pertes de données, rendre inutilisable votre OS stable installé à côté et autres. Ce sont des risques à ne pas négliger.

Pour qui ?

Fedora Rawhide est adressée qu'à une portion des utilisateurs de Fedora. Les développeurs de Fedora l'utilisent notamment. Le profil idéal pour tester une Fedora Rawhide : aimer les nouveautés et la technologie innovante, ne pas avoir peur de bidouiller pour s'en sortir d'un problème particulier, connaitre un minimum Fedora et son fonctionnement, avoir du temps de libre, aimer chercher le bogue là où il n'y en a pas (réaliser des tests approfondis et minutieux), etc. Si vous n'avez rien de tout cela, je vous déconseille fortement de l'utiliser ! Son utilisation n'est pas aussi fluide qu'avec une version stable et les problèmes arrivent fréquemment.

Les outils du petit testeur de Fedora Rawhide

Quand on utilise Fedora Rawhide on doit utiliser une panoplie d'outils pour exploiter ses capacités et tester de manière intelligente cette version notamment en suivant l'actualité ou encore en rapportant les bogues.

  • BugZilla de Red Hat deviendra votre meilleur ami. Il gère les rapports de bogues de toutes les versions de Fedora. Si vous avez un bogues, il est important de regarder s'il n'a pas été rapporté, dans le cas contraire vous devrez le faire vous même. Voici mon tutoriel pour apprendre à rapporter un bogue.
  • Les mailing-lists de Fedora. Les mailing-lists sont des boites courriels communes. Quand quelqu'un écrit pour la mailing-list, tous els abonnés recevront le message. Il existe 2 mailing-list destinés aux testeurs : fedora-devel-list et fedora-tests-list. Certains bogues, problèmes ou suggestions y sont postés. Vous pouvez ainsi suivre l'actualité de Fedora Rawhide et vous tenir au courant de ce qui se passe notamment pour des mises à jour qui peuvent casser votre système.
  • Les sites de mises à jour comme Koji. Koji est une plate-forme pour empaqueter les paquets RPM de Fedora. On y trouve en avance les futures paquets qu'il y aura dans la liste des mises à jour. Si un logiciel a un problème et qu'il n'y a aucune mise à jour, il peut être intéressant d'aller voir là bas s'il n'y a pas une version plus récente qui corrigerait le problème. Vous pouvez télécharger n'importe quel paquet disponible dans les dépôts !
  • Lire l'hebdomadaire de Fedora Fedora Weekly News qui contient l'actualité de Fedora et qui peut détenir des informations sur l'évolution et les problèmes de Fedora Rawhide.
  • Rejoindre l'équipe officielle des BugZappers et ainsi avoir à disposition quelques pages utiles pour le développement de Fedora.
  • Suivre l'évolution du développement avec les dates de sorties, les principaux bogues et nouveautés qu'apporteront la future version. Vous pouvez voir cela dans les pages suivantes : https://fedoraproject.org/wiki/Releases/Schedule ; https://fedoraproject.org/wiki/Releases/10/Schedule ; https://fedoraproject.org/wiki/Releases/10/FeatureList .

Et d'autres encore mais je vous laisse fouiller dans les pages pour les trouver.

Voilà, maintenant vous connaissez Fedora Rawhide, son fonctionnement, but et comment y contribuer. N'hésite pas à tester cette version pour la rendre stable !

mercredi, octobre 1 2008

Fedora 10 Beta, enfin !

Cela fait une semaine qu'on l'attendait de pied ferme et la voilà, la Fedora 10 Beta.

Attention, on parle d'une version de tests, il ne faut pas l'utiliser sans connaissances des risques surtout quand on est débutant ou sur un ordinateur important. Vous êtes prévenus !

Cette version est la 2e des 4 étapes majeurs avant la version finale. En effet il y a eu la Alpha, maintenant la Beta et bientôt la Preview Release et enfin la version finale. C'est une étape majeure vers l'évolution de Fedora 10, elle intègre évidemment des logiciels plus récents que la Alpha, des nouveautés apparaissent et des bogues en moins.

Dans la liste des nouveautés visibles (cliquez sur les ilens pour voir les nouveautés des logiciels) :

  • GNOME 2.24 en version stable, et les évolutions qu'elle apporte.
  • Linux 2.6.27-rc7 ou rc8 si mise à jour. Attention car il y a un bogue matériel pour certains chipsets Intel. Pour plus d'informations sur le problème.
  • OpenOffice.org 3.0RC 2 ou 3 et ses améliorations.
  • PackageKit 0.3.5 qui devient plus stable et performant. Maintenant avec une interface francisée !
  • Apparition de Enlightenment 17 (enfin, la 16.999), les débuts de LXDE et la stabilisation de Sugar (interface de XO, l'ordinateur à moins de 100$).
  • On commence à voir l'installation du nouveau thème Solar, le thème officielle de cette version. Le thème d'icônes Echo remplace officiellement Bluecurve par défaut.
  • Plymouth, qui remplace RHGB au démarrage (quand Fedora lance les services vous savez, ce moment long au boot... )
  • RPM 4.5.90
  • Amarok 2.0b1, Digikam 0.10b3 (ces 2 sont portés vers Qt 4.4 et vont mieux avec la version de KDE 4.1.2). Vous pouvez consulter l'évolution des portages des logiciels liés à KDE vers Qt 4.4 ici, notons que Quanta+ sera probablement le seul logiciel qui n'aura pas ce portage.
  • Boot globalement plus rapide personnellement.
  • Eclipse 3.4
  • Et tant d'autres, en partie visible en détails ou en partie (en français cette fois) ici.

On remarque l'absence de :

  • RPMFusion n'est officiellement pas ouvert, mais il semble que ça avance bien, qui sait, peut être fonctionnel pour F10. ;)
  • Pas de GDM-setup, ceci est imputable à GNOME qui a mis l'accent sur un nouveau GDM précipité pour améliorer l'accessibilité de GNOME (qui était l'objectif numéro 1 de cette version). La GNOME 2.26 (pour Fedora 11) corrigera normalement ce problème. En attendant GConf est toujours là.
  • KOffice reste en version 1.6 qui est la version de Qt 3.x.
  • Pas sûr que KDE 4.2 soit intégré à Fedora 10 après sa sortie (en janvier).
  • De même pour Firefox 3.1 qui devrait sortir en décembre-avril.
  • Pas de version officielle du pilote nVidia propriétaire car les noyaux changent trop vite. Il existe cependant une version bêta du pilote installable suivant ces indications en tout cas chez moi ça fonctionne (nVidia 8800 GTS).
  • Suite aux retards de XFCE 4.6 (à l'origine prévu pour septembre, maintenant en décembre), il n'est également pas assuré que cette version soit proposée à sa sortie. Pour le moment c'est bien XFCE 4.4 de disponible.

Sinon quelques bogues évidemment chez moi, il faut dire que je traine cette version sur mon disque dur depuis Juillet, donc les bogues se sont accumulés et ce week-end je vais procéder à une installation propre. Par exemple KDE ne veut pas se lancer (X redémarre sinon dès le début), pas mal de soucis pour lancer les logiciels KDE d'ailleurs et aussi de Plymouth qui est moche (apparemment je suis seul dans ce cas). Ce week-end sent les allers et venus sur le Bugzilla de Red Hat.

Puis comme je l'ai déjà dit, cette version n'est pas un jouet ni une version destinée à tous. Si vous l'utilisez merci de rapporter les bogues comme expliqué dans mon tutoriel en image pour améliorer cette version et qu'elle soit meilleure ! Si vous avez envie de la tester, vous pouvez la télécharger avec Torrent.

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