lundi, février 18 2013

Coloriser la sortie d'un programme

Développant sur Google Appengine en ce moment, en python, j'utilise les logs à foison. Ces logs sont pratique et ont un niveau d'information (WARNING, INFO, ERROR...). Mais la lisibilité n'est pas forcément adaptée, car en effet les logs sont simplement des lignes de texte. C'est alors qu'une idée m'a frappée (sans gravité, j'ai pas eut mal): et si je colorisai la sortie. Ma méthode fonctionne pour à peu près tous les programmes que vous utilisez dans un terminal, et peut être adaptée à pas mal de situations

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jeudi, août 2 2012

Vim en moteur de slide - Vroom

Si vous suivez un peu mon blog, vous connaissez mon adoration pour le terminal de commande, vim et tout outil fonctionnant en mode console. J'ai toujours trouvé plus clair ce fonctionnement que de passer par des outils graphiques pour la moindre action. Aujourd'hui, c'est un outil de présentation (un slide si vous préférez) que j'ai découvert. Ça va vite, c'est pratique, c'est fonctionnel et ça marche avec Vim... En clair, ça a tout pour me plaire. Laissez-moi vous présenter "vroom"

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dimanche, juillet 29 2012

Un OSD de capture clavier en bash

Impossible de trouver un outil OSD de capture clavier qui puisse fonctionner convenablement avec un tilling desktop... car évidemment tous les outils que j'ai trouvé me place la capture dans la mosaïque... Comme je suis en vacance, je me suis pris 25 minutes à coder un truc qui marche en bash, et qui fasse du vrai OSD (On Screen Display), c'est à dire "sans fenêtre". Et comme je suis gentil, je vous montre :)

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dimanche, mai 20 2012

Typescript to gif - convertir une capture terminal vers un gif animé

Comment utiliser la commande "script" et un peu de bash + imagemagick pour en faire une animation en GIF (ou pourquoi pas une vidéo par la suite)

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vendredi, août 26 2011

Configurer Mutt pour gmail

Il est évident que nous ne sommes pas tous accrocs aux outils en mode texte (dans un terminal) mais personnellement j'y trouve mon compte: vitesse, exécution claire, lisibilité... et modularité. Je suis un Google Fan (houuu je vais m'en prendre plein la poire moi) et j'ai beaucoup de mes données sur Google: mail, documents, agenda... Voici donc comment pouvoir envoyer des mails et lire ces derniers convenablement avec Mutt, y compris l'autocompletion des contacts Gmail

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vendredi, août 19 2011

Point de montage d'archives

Si comme moi vous avez besoin d'utiliser le contenu d'un tar.gz, d'un zip, ou tout autre archive et que cela vous agace de devoir le décompacter pour le modifier et le compresser par la suite pour le déplacer... ce billet va vous intéresser. Nous allons parlons ici de "archivemount", un outil sympa comme tout, utilisant "fuse", et qui va vous faire gagner un peu de temps.

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mercredi, août 3 2011

Un chroot si rapide à créer

J'avais travaillé sur la documentation de chroot sur cette page: http://doc.fedora-fr.org/wiki/Utili... mais depuis, les choses ont changé. Febootstrap ne marche plus du tout comme avant... et j'ai trouvé une manière encore plus simple de créer une base chroot sans manipuler des fichiers de dépôts. Vous allez voir, c'est tellement simple que ça en est presque indécent.

Voilà la manière la plus facile que j'ai trouvé, par exemple pour encapluser "php-cli" dans un chroot:

cd ~
mkdir -p chroots/fedora-15-chroot
cd chroots
su -c 'yum --installroot=`pwd`/fedora-15-chroot --releasever=15 install php-cli -y'

C'est simple comme choux en fait...

Je crée un répertoire dans mon "home" (cd ~ et mkdir -p chroots/fedora-15-chroot). Ensuite je demande à yum d'installer php-cli dans le répertoire fedora-15-chroot. Comme je n'ai pas créé de fichier de dépots Fedora dans le répertoire de chroot, je spécifie simplement que je veux utiliser la version "15" de fedora. Notez que "releasever" est une contraction de "release version".

Et comme par enchantement, j'ai un chroot fonctionnel !

Là où c'est intéressant, c'est que je me passe de pas mal de configuration un peu compliqué. Il est alors facile de changer de --releasever en 16 pour tester la rawhide, ou une version inférieure...

Me reste plus qu'à voir comment fonctionne lxc (et je n'ai pas la dernière version de libvirt donc je n'ai pas encore l'accès facilité par virt-manager) et je vais pouvoir tester pas mal de choses, comme faire marcher des bases en jail, compiler des choses tordus ou voir comment péter un système sans avoir peur :)

mercredi, juillet 27 2011

Faire parler son pc

Ça peut paraître gadget, mais on se rend compte assez vite que la synthèse vocale sur un poste peut être intéressante dans pas mal de cas. Par exemple, j'ai tendance à compiler des applications assez lourdes, et pour être prévenu, j'aime avoir une voix qui me dit "la compilation de blender 2.58 pour cycles est terminée sans erreur"... Ou encore, me prévenir vocalement que j'ai un souci sur un serveur distant... Cela permet d'avoir une annonce clair et de ne pas avoir constamment sous les yeux un panel de tests. En gros, c'est pratique, gadget oui, mais pratique.

Alors comment faire causer notre coucou. Il existe des méthodes libres et/ou gratuites. Je vais vous montrer une procédure pas à pas qui va vous permettre d'avoir une jolie voix sur le pc (si on est pas trop regardant) et comment utiliser cela pour pas mal d'opérations. Le but est de faire simple, pratique et utile.

Première approche, espeak seul.

Espeak est un projet libre, facilement installable sur votre Fedora puisque dans les dépots officiels. Pour l'installer vous pouvez passer par l'outil d'ajout de paquets ou via une console:

su -c "yum install espeak -y"

A partir de maintenant, vous avez la commande espeak qui vous permet de faire parler le pc. Avant de vous lancer en vous disant "ça y est mais trop bien !!!" je tiens à vous prévenir: ça va pas être super beau. En effet, la voix anglaise est à peu près écoutable, par contre en Français... mon dieu. Je veux bien être indulgent, mais honnêtement là vous allez voir c'est pas super joli.

Exemple:

espeak -vfr "bonjour à toi humble utilisateur de la console"

Ça pique un peu non ?

En anglais c'est à peine mieux:

espeak  "Hi dude, this is better, isn't it ?"

Bref, si cela vous plait vous pouvez utiliser epseak tel quel... mais personnellement j'ai eut envie de trouver mieux. Et la solution a été "mbrola". Notre méthode va utiliser espeak et mbrola, le premier pour générer des phonèmes et l'autre pour parler.

Deuxième approche: espeak + mbrola

mbrola est un projet gratuit mais non libre. Je suis pas fan de la politique qu'ils utilisent, d'autant que le projet a l'air de sombrer doucement dans les abîmes des ligiciels qui auraient put devenir des références pour des années... Mais toujours est-il qu'à l'heure actuelle on peut encore s'en servir.

Donc, on va préparer notre installation.

su -
mkdir -p /opt/mbrola
cd /opt/mbrola
wget http://tcts.fpms.ac.be/synthesis/mbrola/bin/pclinux/mbr301h.zip
unzip mbr301h.zip
rm -f mbr301h.zip

Oui, que vous soyez sous 64bits ou 32bits, on devra utiliser la version 32bits.

mbrola a besoin de fichier de voix. On va récupéré l'une de celle qui va le mieux pour notre test:

mkdir fr4
cd fr4
wget http://tcts.fpms.ac.be/synthesis/mbrola/dba/fr4/fr4-990521.zip
unzip fr4-990521.zip
rm -f fr4-990521.zip
exit

N'oubliez pas de bien taper "exit", nous ne devons plus être "root" à partir de maintenant.

Bon, maitenant que le paquet est là... on passe au "pipe" qui permet de faire parler mbrola. Il faut savoir que espeak embarque quelques "voix" de mbrola par défaut. Donc nous allons utiliser cela pour faire causer l'ordinateur.

Bon je vous explique rapidement, on va pas trop détailler le principe

  • espeak -vmb/mb-fr2 "texte à donner" retourne une sortie qui correspond aux phonèmes au format reconnu par mbrola
  • mbrola fichier-de-voix phonèmes fichier.format: va lire l'entrèe de phonèmes et sortir un fichier au format désiré "au, wave..."

Comme nous ne voulons pas créer des fichiers sur le disque, on peut "piper" les sorties. De ce fait:

mbrola fichier_de_voix - -.au | play - 2>/dev/null

aura pour effet de récupérer les phonèmes depuis l'entrée standard et créera un fichier "au" directement envoyé à la sortie standard. "play" va alors lire cette sortie standard et nous redirigeons toutes les erreurs dans /dev/null pour ne pas polluer notre console...

Donc le pipe complet est:

espeak -vmb/mb-fr4 "Bonjour à toi humble utlisateur de la console" | /opt/mbrola/mbrola-linux-i386 /opt/mbrola/fr4/fr4 - -.au | play - 2>/dev/null

Ha oui, elle parle vite la nana hein :)

Et bien nous allons palier la vitesse via les options de mbrola.

  • -t 1.2 par exemple va réduire la vitesse de parole d'un ration de 1.2

Ce qui nous donne:

espeak -vmb/mb-fr4 "Bonjour à toi humble utlisateur de la console" | /opt/mbrola/mbrola-linux-i386 -t 1.2 /opt/mbrola/fr4/fr4 - -.au | play - 2>/dev/null

Mieux n'est-ce pas ?... On peut encore jouer avec quelques options, comme le "pitch" (hauteur de voix) et le volume:

  • -v 0.8 volume à 80%
  • -f 1.1 monte le pitch de 10%
espeak -vmb/mb-fr4 "Bonjour à toi humble utlisateur de la console" | /opt/mbrola/mbrola-linux-i386 -f 1.1 -v 0.8 -t 1.2 /opt/mbrola/fr4/fr4 - -.au | play - 2>/dev/null

Comme je vous le disai, c'est mieux que espeak mais on est encore loin de la beauté extême. Le souci n'est pas mbrola, mais la création des phonèmes. Car les exemples proposés par mbrola vous montre qu'on pourrait s'y tromper.

Automatisation

Bon il nous reste une chose à faire, rendre utilisable aisément cette commande. Et bien faisons ça simple:

su -
cat > /usr/local/bin/sayit<<EOF
espeak -vmb/mb-fr4 "\$@" | /opt/mbrola/mbrola-linux-i386 -f 1.1 -v 0.8 -t 1.2 /opt/mbrola/fr4/fr4 - -.au | play - 2>/dev/null
EOF
chmod +x /usr/local/bin/sayit
exit

Voilà nous avons créé une commande "sayit" qui va nous permettre de faire cela:

sayit "Que c'est bien de travailler sous linux"

Reste alors à utiliser notre commande comme je vous le disais au début de l'article. Par exemple, quand je compile un programme:

make && sayit "Compilation de Blender terminé avec succès" || sayit "Compilation de Blender avec erreurs"

Et j'en passe, vous pouvez faire un petit programme en bash qui lit des logs et vous annonce une erreur, ou encore un module XChat qui vous préviens que quelqu'un vient de vous parler.

Ce gadget est intéressant quand on est comme moi à travailler sur plusieurs machines en même temps, souvent en train de préparer du café, ou sur plusieurs taches en même temps.

Voilà, j'espère que vous avez apprécié mon explication et si vous avez des idée d'utilisations ou script, faites passer !

vendredi, juillet 22 2011

Jouer avec le bash pour faire un benchmark

Avant toutes choses, je ne suis pas un dieu du bash, loin de là. J'avais besoin de faire un petit benchmark entre node.js, php et python. Et je vous avoues que j'avais pas très envie de créer des scripts partout pour une opération "one shot"... Connaissant un peu les capacités de bash, j'ai tapé instinctivement (je vous assure) les commandes que je vais vous expliquer. Le but était à la base de créer le moins de fichiers possibles. En fait tout ce dont j'avais besoin c'était de créer les fichier de résultats de temps et de visualiser un graphique. Vous allez voir que ce que je vais vous présenter ne crée que 3 fichiers, en fait un fichier de "log" de temps d'exécution par langage. Pour le reste, c'est bash qui va s'occuper de me rendre service, ainsi que le fabuleux gnuplot.

Juste une petite parenthèse, ce billet est surtout là pour montrer à quel point le terminal de commandes est puissant si l'on se penche un peu sur l'ensemble des commandes utiles. Un peu d'entrainement permet de régler des tas de soucis, mais aussi, comme dans mon cas présenté ici, de permettre des travaux qui peuvent paraître compliqués... mais finalement réglé en quelques minutes... Encore une fois, je connais bien Bash et cela vient naturellement, mais je n'ai pas plus d'aptitude que la plupart des linuxiens sur un terminal. Ma seule performance ici est d'avoir la folie et l'amour des lignes de commandes pour ce genre de process.

Très bien, pour être précis mes benchmarks se portaient sur le calcul de 32 rangs de la suite de fibonnacci. Pour ceux qui ne la connaissent pas, je vous la présente rapidement: 0 1 1 2 3 5 8 13 etc...

En fait c'est simple, on part de 0 puis 1, ensuite il faut ajouter les deux nombres précédents pour trouver le nombre du rang "n".

  • 0 et 1 engendre: 0+1=1
  • la suite est donc 0 1 1
  • ensuite je prend les deux derniers chiffres: 1 et 1, je les additionne: 1+1=2
  • la suite devient 0 1 1 2
  • on continue de la même manière, les deux derniers chiffres de la suite étant 1 et 2: 1+2=3
  • la suite devient 0 1 1 2 3
  • et ainsi de suite, les deux derniers chiffre étant 2 et 3: 2+3=5
  • la suite devient 0 1 1 2 3 5
  • etc...

Algorithmiquement, cela peut se résoudre par une fonction itérative:

fonction fibo (n)
    si n vaut 0 ou 1 on retroune n
    sinon on retourne fibo(n-2)+fibo(n-1)

Ok, pour python, php et node (javascript) cela va se faire en 3 ou 4 lignes... et plutôt que de créer un script, je fais appel aux interpréteurs directement en ligne de commande. Par exemple pour avoir le rang 10 en PHP:

php -r '
function fibo ($n) {
return ($n==0 || $n==1) ? $n : fibo($n-1)+fibo($n-2);
}
fibo(10);
'

Ça fonctionne bien.

Reste que je veux calculer tous les rangs allant de 0 à 32... et bien bash me permet de boucler:

for i in $(seq 1 32)
do
php -r '
function fibo ($n) {
return ($n==0 || $n==1) ? $n : fibo($n-1)+fibo($n-2);
}
fibo('$i');
done

Pas mal... mais il me reste un truc à faire, chronométrer le processus... alors oui je sais, il existe la commande "time" mais elle est pas si simple à gérer en terme de sortie, moi j'ai besoin d'avoir juste le temps total, seconde et milisecondes comprises... et bien c'est simple, on va enregistrer le timestamp + les nanosecondes via la commande "date" avant puis après le processus. Il suffira de soustraire les temps pour avoir le différenciel.

Voilà comment je benchmark PHP:

for i in $(seq 1 32); do 
echo -n $i" "
_s=$(date +%s.%N)
php -r '
function fibo ($n) {
return ($n==0 || $n==1) ? $n : fibo($n-1)+fibo($n-2);
}
fibo('$i');
'
echo $(date +%s.%N)-$_s | bc -l
unset _s
done

Je vous explique. je boucle 32 fois sur la suite de commande:

  • echo -n $i" " : pour savoir où j'en suis, j'ajoute un espace après le nombre, et j'utilise "-n" pour ne pas revenir de suite à la ligne
  • _s=$(date +%s.%N) : je place la date en timestamp (nombre de secondes depuis 1970) suivit de "." et les nanosecondes en cours
  • php -r... : on exécute le code php
  • echo $(date +%s.%N)-$_s | bc -l : j'écris l'opération "date courante avec nanoseconde" - "date enregistré avant le process" et je l'envois à "bc -l" qui va calculer ça
  • unset _s : juste pour virer la vairable $_s qui va plus nous servir.

Bon, vous avez compris, me reste plus qu'à enregistrer le résultat dans un fichier. Je vais donc dans /tmp et je crée un répertoire "bench":

mkdir /tmp/bench
cd /tmp/bench

et je fais le logs, pour PHP en premier (dieu que c'est lent...):

for i in $(seq 1 32); do 
echo -n $i" "
_s=$(date +%s.%N)
php -r '
function fibo ($n) {
return ($n==0 || $n==1) ? $n : fibo($n-1)+fibo($n-2);
}
fibo('$i');
'
echo $(date +%s.%N)-$_s | bc -l
unset _s
done>php.log

On fait pareil pour node:

for i in $(seq 1 32)
do
echo -n $i" "; _s=$(date +%s.%N);
node <<JS
function fibo(n) {
return (n==0 || n==1 ) ? n : fibo(n-2)+fibo(n-1);
}
fibo($i);
JS
echo $(date +%s.%N)-$_s | bc -l; 
unset _s; 
done>node.log

et enfin pour python:

for i in $(seq 1 32)
do 
echo -n $i" "
_s=$(date +%s.%N); python -c '
def fibo(n):
   return n if (n==0 or n==1) else fibo(n-1)+fibo(n-2)
fibo('$i')
'
echo $(date +%s.%N)-$_s | bc -l; 
unset _s; 
done>python.log

J'ai donc là 3 fichier qui contiennent chacun des logs de temps, je vous montre celui de PHP:

$ cat php.log 
1 .036828663
2 .025703992
3 .026992606
4 .033444640
5 .035266864
6 .033452564
7 .028677243
8 .036187726
9 .035308338
10 .033860607
11 .030994306
12 .031643060
13 .030666493
14 .033131695
15 .037534009
16 .034849018
17 .036111420
18 .042433952
19 .044907994
20 .052853506
21 .068992452
22 .086515691
23 .125384399
24 .180959996
25 .279442730
26 .412510010
27 .648189657
28 1.019483322
29 1.626384710
30 2.644171263
31 4.257360111
32 6.938595991

Mon souci va être d'utiliser les 3 fichiers en même temps dans gnuplot... plutôt que de passer par 3 commandes en entrée (je vais vous montrer comment on fait dans gnuplot) je vais utiliser une commande que j'adore: paste

Cette commande est magique, elle "colle" en colonnes les fichiers les uns à coté des autres, voici ce que ça donne chez moi:

$ paste *.log
1 .065706975    1 .036828663    1 .051057606
2 .075880231    2 .025703992    2 .046552158
3 .073986169    3 .026992606    3 .046123806
4 .073072239    4 .033444640    4 .042877291
5 .070891448    5 .035266864    5 .045012469
6 .074523262    6 .033452564    6 .047550418
7 .072727132    7 .028677243    7 .042658307
8 .075226716    8 .036187726    8 .045704715
9 .069166717    9 .035308338    9 .046088504
10 .071344391   10 .033860607   10 .043567632
11 .072756556   11 .030994306   11 .043765426
12 .073284181   12 .031643060   12 .043340776
13 .072755513   13 .030666493   13 .045153174
14 .068839918   14 .033131695   14 .047908738
15 .079993544   15 .037534009   15 .050165910
16 .072923693   16 .034849018   16 .048907127
17 .074823342   17 .036111420   17 .047513241
18 .073899009   18 .042433952   18 .053685052
19 .069858333   19 .044907994   19 .048828831
20 .071467252   20 .052853506   20 .050347929
21 .073423093   21 .068992452   21 .049505150
22 .074624496   22 .086515691   22 .060360949
23 .071165563   23 .125384399   23 .068465359
24 .076328627   24 .180959996   24 .079916752
25 .076409643   25 .279442730   25 .100771059
26 .079967605   26 .412510010   26 .136666736
27 .076491429   27 .648189657   27 .198588958
28 .085810737   28 1.019483322  28 .293586222
29 .095436353   29 1.626384710  29 .434787310
30 .104759161   30 2.644171263  30 .675019713
31 .125979134   31 4.257360111  31 1.074293193
32 .155473948   32 6.938595991  32 1.705526686

S'en est presque poétique... non ? Vous avez remarqué qu'on a besoin ici des colonnes 1, 2, 4 et 6 pour avoir la valeur de 'n' et le temps d'exécution pour chaque langage. Notez aussi que les colonnes représentent les fichier dans l'ordre alphabétique du nom du fichier de log, ainsi de gauche à droite on a "node", puis "php" et enfin "python"...

Bon on passe à gnuplot, on lance la commande gnuplot et on tape ceci:

gnuplot> set title "Benchmark Fibonnacci"
gnuplot> set xlabel "n value"
gnuplot> set ylabel "time in seconds"
gnuplot> set grid
gnuplot> plot "< paste *.log" using 1:2 with line title "node", "< paste *.log" using 1:4 with line title "php",  "< paste *.log" using 1:6 with line title "python"

Je sais que j'aurais put utiliser les fichier les uns après les autres mais la commande "paste" me permet des copier/coller rapides de mes commandes sans avoir à changer le nom du fichier à chaque fois... et puis je voulais vous parler de cette commande d'abord hein !

Bref, le résultat est de cette forme: Fibonnacci benchmark gnuplot

Vous l'aurez donc compris, en maitrisant un peu le bash on peut effectuer des opérations assez poitilleuses sans pour autant à avoir à gérer un projet complet de scipts... le tout est de s'entrainer, et tout devient instinctif.

Je le répète, j'ai fait ces opérations sans me poser de questions, et comme je me suis rendu compte que ça pourrait intéresser certains... je me suis dit qu'il serait bon de montrer un peu comment je procède.

Et bien voilà, explication terminée. En espérant que ça vous ait donné envie de taper des lignes de commandes plutôt que de passer par un tableur... ;)

PS: désolé pour les fautes d’orthographe mais j'ai du mal à les trouver ce soir... je corrigerai demain...