Celmir le pacifique

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samedi 15 mars 2008

Nouveau blog en gestation

Je viens de poser les bases d'un nouveau blog sous pluxml chez tuxfamily.
Pour les curieux http://celmir.tuxfamily.org

LES COMMENTAIRES SONT VERROUILLES

dimanche 6 janvier 2008

Encore des problèmes avec ma carte graphique, merci ATI vous au moins vous m'avez compris *

Eh oui comme me disait un ami "Linux ca sert juste à s'occuper à installer un OS, après personne ne l'utilise". Bon encore un qui est sous windows me direz-vous, mais bon quand même ... Tous mes amis ou presque jouent à Guild Wars, il sont tous sous Windows et rigolent doucement quand je leur dis que Linux est plus fiable que l'os précédemment cité :

Depuis septembre environ je ne pouvais plus jouer à Guild Wars, et faute de temps (naissance,concours, travail, et manque d'intérêt) je n'avais pas remédié à ce problème jusqu'à aujourd'hui. Après avoir posté sur fedora-fr.org, archlinuxfr.org, et playonlinux.com, je pense avoir résolu mes problèmes qui proviennent en premier d'ATI.

- Imaginez ma surprise lorsque je découvre que les pilotes ATI supérieurs à 8.40.4 ne permettent plus de jouer à GW et sans doute à d'autres jeux sous linux avec wine. Pour régler ce problème j'ai due rétrograder mon pilote fglrx. Heureusement les paquets étaient encore dans le cache de pacman
rmmod fglrx
pacman -Rd catalyst catalyst-utils
cd /var/cache/pacman/pkg
pacman -U fglrx-8.40.4-2-i686.pkg.tar.gz xf86-input-keyboard-1.1.1-1.pkg.tar.gz fglrx-utils-8.40.4-1.pkg.tar.gz xf86-input-mouse-1.2.1-1.pkg.tar.gz xorg-server-1.2.0-5.pkg.tar.gz mesa-6.5.2-1.pkg.tar.gz xorg-utils-1.0.2-4.pkg.tar.gz

- Visiblement wine ne se bonifie pas forcément avec l'age car depuis la 0.9.46 jusqu'à la 0.9.52, les personnages de GW n'apparaissent plus (invisible!). Vu que en aout tout fonctionnait à merveille et fort de l'expérience avec ATI, je recherche sur le site de wine les versions produitent en juillet/aout 2007... J'ai installé via pol la version 0.9.43 et là miracle, le résultat est satisfaisant. Un petit coup de winecfg via pol pour configurer quelques options (son alsa, os winxp principalement), un petit wine booster pour améliorer la 3D, installation de directx9 et ouf je peux jouer.

Je ne veux pas critiquer wine car le projet est libre et l'énormité du travail pour faire tourner un jeu 3D windows sous linux ne peut qu'inspirer le respect mais en attendant je rêve une fois de plus de casser ma tirelire pour acheter une carte nvidia :-)

* toute ressemblance avec cretin.fr serait fortuite

mardi 3 juillet 2007

Projets d'été

Bientot les congés, il me faillait un projet pour éviter les séries de l'été :-) Je vais donc remettre en service un vieux PC (Pentium II 450, 256 Mo de RAM, 40 Go de disque) sans écran, sans clavier, sans carte son, sans lecteur de disquette) pour le transformer en serveur web. Je dois faire le choix de l'OS et j'hésite entre Centos 5.0 et Archlinux. Je cherche aussi une bonne plateforme web Ez publis, Drupal, etc ... Je dois aussi tous simplement lui trouver une utilité (je voudrais en faire une plateforme de travail collaboratif pour un ou deux projets php, une plateforme de blog, et un forum) et exprimer plus clairement mes besoins. Il reste bien de choix avant de le passer en production ;-)

jeudi 17 mai 2007

A l'origine de Wine

On vous a menti, voici la véritable explication sur l'origine du nom du logiciel Wine :

Wine

Beaucoup plus crédible que Wine Is Not windows Emulator :)

samedi 6 janvier 2007

l'informatique

Je commence l'année 2007 par une citation qui résume parfaitement ce que je pense de l'informatique :-)

« L'informatique n'est pas plus la science des ordinateurs que l'astronomie n'est celle des télescopes. »

En v.o : Computer science is no more about computers than astronomy is about telescopes.

Citation attribuée à Edsger Dijkstra

dimanche 24 décembre 2006

Bonnes Fêtes

Bonnes fêtes à tous et toutes.
Je tiens particulièrement à remercier les équipes de fedora-fr et landes éternelles pour le travail qu'ils fournissent.

mardi 14 novembre 2006

La motivation au travail

''source : exposé pour UV de management social des entreprises - 1998'

INTRODUCTION

La signification du travail et son caractère d’obligation sont tributaires de la culture, des structures sociales, et des réalités économiques. L’implication et la motivation ne peuvent donc être obtenues partout et toujours par les mêmes moyens. L’analyse théorique des motivations, comme le bilan des diverses stratégies motivationnelles ont fait l’objet de recherches surtout réalisées dans les pays anglo-saxons. Leurs résultats permettent de mieux comprendre les processus complexes qui déterminent la motivation, et donc de mieux analyser les situations afin de choisir des solutions adaptées.

1.1.MODELE «CLASSIQUE»

Avec l’émergence de la société industrielle sont apparus des exigences nouvelles dans le domaine de l’organisation des entreprises. En effet le gestion d’une entreprise de production requiert des qualifications très différentes de la conduite d’un simple atelier. Les classiques sont les premiers à poser les bases d’une science de l’organisation qui va tenter d’inclure notamment la motivation des salariés.

1.1.1.Les concepts de base'
Les classiques affirment des postulats : -> Postulat mécaniste : l'entreprise est une gigantesque machine composée de milliers de pièces. Les ouvriers ne sont que des rouages du mécanisme global. -> Postulat rationaliste : l'entreprise est composée d'éléments humains et matériels qui peuvent être dominés par l'esprit de l'organisateur : - Le matériel est régi par des lois physiques que l'on connaît et dont on maîtrise les processus industriels - Les individus réagissent, eux aussi, selon des lois psychologiques que l'on croit connaître parfaitement : L'individu recherche la sécurité et répugne aux responsabilités Il est naturellement paresseux et fraudeur Il n'est motivé que par le salaire. Partant de là, se dessinent les 4 grands principes qui président à la pensée classique: * L'organisation hiérarchique : L'entreprise doit être hiérarchisée (cf. : l'armée). L'autorité est pyramidale. Elle peut, cependant, être parcellisée et déléguée aux échelons inférieurs, sauf au dernier (les ouvriers) qui ne doivent être que des exécutants. * Le principe d'exception : les subordonnées s'occupent des taches routinières. Seuls les problèmes exceptionnels doivent remonter la hiérarchie et être solutionnés par elle. * L'unicité de commandement : On ne doit dépendre que d'un seul chef (cf. : L'armée) * Le principe de spécialisation : Le travail est découpé en gestes et opérations très simples facilement assimilables par une main-d'œuvre peu qualifiée. On diminue ainsi le temps d'apprentissage et l'exécution répétée des mêmes gestes permet une cadence très rapide. De plus cette technique engendre des avantages : - On peut mesurer facilement la productivité d'un ouvrier - On peut rémunérer l'ouvrier en fonction de son travail (rendement)

1.1.2.Taylor et l’O.S.T'
Taylor s’inspire des théories classiques. Taylor réorganise le processus productif selon une double division : *Verticale : les taches de conception et de commandement sont du ressort exclusif de la Direction. L'ouvrier exécute : il n'est pas payé pour penser. *Horizontale : le travail est décomposé, parcellisé en gestes élémentaires. Taylor s'était bien rendu compte du caractère abrutissant du travail ouvrier et, en contrepartie, il préconisait que ce travail fut correctement payé et que les ouvriers puissent accéder à la société de consommation par une redistribution équitable des gains de productivités ainsi réalisés. Cet aspect social de la pensée taylorienne est resté dans l'ombre dans la mesure ou il fallu attendre FORD pour une réelle mise en application de ces principes sociaux.

1.2.MODELES « AFFECTIFS » : LA THEORIE DES BESOINS ET MOTIVATIONS

La théorie classique et son application par Taylor puis Ford qui réduit l'homme au niveau de la machine a conduit à l'idée que, bien au contraire, c'est en privilégiant l'homme que la productivité du travail sera augmentée. Les théoriciens du « besoin » partent du postulat que la motivation née de la recherche de la satisfaction de ses besoins

1.2.1.Le modèle de Mac Gregor : Théorie de X contre Théorie Y.'
Douglas Mac Gregor (1906-1964) est l'un des premiers à rejeter globalement les techniques de management qui reposent sur la théorie classique (qu'il appelle " théorie X ") et cela pour les raisons suivantes : . la théorie classique est bâtie sur des modèles (Armée, église ...) qui ne sont plus du tout adaptés aux réalités de l'entreprise moderne (surtout après la 2ème guerre mondiale) . la théorie classique ne tient pas compte de l'influence du milieu dans laquelle elle évolue (environnement économique et politique, concurrence ....) . Les hypothèses concernant les comportements humains sont simplistes, voire inexactes (aversion pour le travail et les responsabilités, recherche de la sécurité maximum ...) . La théorie classique a pour pivot central la notion d'autorité alors que ce concept n'est qu'un outil, parmi d'autres, du management et de la motivation. Mac Gregor propose donc une théorie du management (Théorie Y) qui repose sur les postulats suivants : . Il n'existe qu'une aversion pour le travail ennuyeux : Donner un travail intéressant à quelqu'un et il en retrouve immédiatement le goût. . Il faut limiter les sanctions et promouvoir les récompenses : L'homme recherche la satisfaction d'objectifs sociaux égoïstes. Si l'exercice de responsabilités satisfait ces objectifs sociaux (reconnaissance, pouvoir, argent ...) il recherchera les responsabilités et ne les rejettera pas. . Ainsi mis en confiance, de nombreux individus peuvent faire preuve de créativité et il est prouvé que l'on utilise que très imparfaitement les capacités d'intelligence et d'imagination des salariés d'une entreprise.

1.2.2.Le modèle de Maslow : La pyramide des besoins.'
A. MASLOW (1908-1970) a proposé une fort célèbre classification pyramidale des besoins : · Les besoins physiologiques (se nourrir, se vêtir, se loger ...) · Les besoins de sécurité et de protection (se mettre à l'abri de toutes les agressions extérieures) · Les besoins sociaux (se sentir accepté, reconnu et compris des autres) · Les besoins d'autosatisfaction ou égocentriques (se comprendre et se respecter soi-même) · Les besoins d'accomplissement (création artistique, littérature, altruisme ...)

1.2.3.Le modèle bi-factoriel des satisfactions de Herzberg.'
Psychologue de formation, Frederik Herzberg (1923..) réalisa entre les années 50 et 70 de nombreuses études, réalisées sur le terrain, afin de déterminer avec précision quelles sont les motivations de l'homme et quelles conditions faut-il réunir pour que l'homme s'épanouisse dans son travail. Herzberg distingue deux types de besoins, ceux propres à tous les êtres vivants et ceux spécifiques à l’espèce humaine. Il postule que seul ces derniers sont "motivateurs" alors que les autres sont qualifiés de besoins d’hygiène susceptible de réduire l’insatisfaction. En outre, le salaire et la politique du personnel font partie de ces derniers. Ses travaux l'on conduit à une découverte importante en matière de psychologie du travail : Les circonstances qui conduisent à la satisfaction du travail sont différentes de celles qui conduisent à une insatisfaction. En d'autre terme ce n'est pas parce que l'on va supprimer les causes d'insatisfaction que l'individu sera satisfait. (Et vice-versa). Des travaux plus " fins " permirent de mettre en lumière que, d'une façon générale, les facteurs de mécontentement étaient surtout liés à l'environnement et que les facteurs de satisfaction étaient ceux qui permettaient un développement personnel, une considération du travail accompli. à Il faut donc " enrichir " le travail en incluant dans celui-ci des facteurs de motivation, tout en améliorant l'environnement des salariés. Il est donc l'inventeur de " l'enrichissement des tâches ", et même si cette notion est aujourd'hui contestée, il est néanmoins vrai que certains ressorts psychologiques mis en lumière par Herzberg demeurent des pierres angulaires de la psychologie du travail.

1.3.MODELES «COGNITIFS» : V.I.E ET THEORIE DE L’EQUITE.

Les théoriciens du « besoin » partent tous de l’idée qu’il existe une force interne qui nous poussent à chercher la satisfaction des besoins que l’on ressent. Ils travaillent essentiellement sur les aspects affectifs qui différencient les individus entre eux et expliquent leur motivation. Les théories « cognitives » introduisent des modèles qui reconstituent la logique des choix individuels.en interaction avec l’environnement. La motivation n’est pas un état stable, caractéristique de l’individu et indépendante de l’environnement. La motivation est un processus actif, ce qui amène à essayer de comprendre comment l’environnement conduit l’individu à construire ses motivations et ensuite à analyser la manière dont il perçoit et comprend son environnement de travail. C’est tout l’intérêt des modèles "cognitifs". Ils partent du principe que chacun d’entre nous réagit non pas à un environnement objectif, mais à celui qu’il perçoit, à la manière dont il interprète l’ensemble de la situation dans laquelle il travaille.

1.3.1.Le modèle de Vroom : V.I.E.'
En 1964, Vroom a été le premier à exposer de manière claire le modèle "cognitif" et à l’appliquer à l’analyse du choix professionnel et de l’effort apporté à la réalisation d’une tâche. Plus qu’un modèle de la motivation au travail, il s’agit d’un modèle expliquant les choix relatifs au travail ou d’un schéma de prise de décision. Le point de départ est que nous choisissons d’adopter des comportements dont nous pensons que les résultats auront du prix pour nous. Trois concepts servent de nom à ce modèle (valence, instrumentalité, expectation) qui postule que les choix individuels dépendent du produit de ces derniers. La valence est la caractérisation affective attachée par chacun aux résultats de ces activités. Il s’agit d’une relation entre les individus et le résultat du travail. On ne peut donc pas parler de valence générale indépendante des individus et du moment des résultats. La caractéristique la plus importante de ce concept, c’est le fait qu’il est fondé sur la manière dont chacun d’entre nous se représente les résultats de la performance qu’il est en train de réaliser ou qu’il va réaliser. La valence peut être positive ou négative. Une valence négative peut être consécutive au stress induit par le travail, la fatigue qui le suit, les reproches encourus. Elle est liée à la hiérarchie de valeur individuelle et à ses besoins instantanés. C’est ce qui donne son importance à la dimension cognitive. Chacun d’entre nous a des représentations différentes liées, à son expérience et à sa manière de traiter les informations. La performance est le résultat immédiat qu’on peut qualifier de résultat de premier niveau. L’instrumentalité est la représentation des relations entre la performance et les résultats de second niveau tel que, le salaire, les primes, le sentiment d’avoir accompli quelque chose de valable. Des systèmes de récompenses, pour lesquels la performance récompensée est décrite de manière claire au personnel concerné, et qui sont précisés en détail à chaque attribution créent une instrumentalité fortement positive et, de ce fait, ont des chances d’atteindre leurs objectifs. L’expectation est l’opinion que chacun a de lui-même et de ses possibilités d’atteindre un but donné, dés lors qu’il fait les efforts nécessaires. L’expectation peut aller de 0 (mes efforts ne serviront à rien) à +1 (mes efforts seront très fructueux grâce aux qualités que je possède). L’expectation implique l’image de soi, les données caractérisant la situation actuelle et les expériences antérieures, ainsi que les exigences de la tâche. Ces trois paramètres constituent la source d’une motivation qui vise à la satisfaction des besoins à valence positive et à l’évitement des événements à valence négative.

1.3.2.Le modèle d’Adams : théorie de l’équité.'
Adams a cherché à préciser dans quelles conditions le rapport entre ce qu’on fait comme travail et ce que le travail vous apporte est jugé comme équitable ou non. Il suggère que le sentiment d’équité résulte d’un processus d’échange marchand entre l’organisation et ses membres. En outre, cette comparaison met en jeu ce que l’individu apporte à l’organisation et ce qu’il reçoit de l’organisation. Cette comparaison entre les "inputs" (ce que l’individu apporte à l’organisation) et les "outputs" (ce que l’individu en reçoit) ne peut être réalisée par l’individu de manière directe. Le sentiment d’inéquité existe lorsque le rapport entre les deux ratios paraît déséquilibré par comparaison avec le même rapport concernant d’autres personnes. Dans le cas où cette comparaison serait jugée non équitable, il se crée une tension négative qui déclenche différents comportements destinés à rétablir l’équilibre. Certaines recherches confortent le modèle d’Adams pour une très large part. Lorsqu’on crée artificiellement une situation d’inéquité en faisant croire à des sujets qu’ils sont trop ou qu’ils sont trop peu payés, il ajuste la quantité et la qualité de leur travail de manière à rétablir ce qui leur paraît juste. En réalité, si les résultats des recherches concernant le sentiment d’être sous-payé sont concordants, il n’en pas tout à fait de même pour le cas inverse, probablement parce que les procédés utilisés pour induire le sentiment d’être surpayé représente également une menace pour l’estime de soi et pour la sécurité de l’emploi. Locke fait remarquer combien ces recherches qui ont confirmé ce modèle sont irréalistes. On ne fait pas facilement croire, sur le terrain, à des employés qu’ils sont surpayés ou incompétents, et il est vraisemblable que le processus cognitif est inverse. La réalité de la vie de travail est certainement plus complexe que les simulations grâces auxquelles le modèles d’équité à été testé.

CONCLUSION

Les recherches dans le domaines des modèles et stratégies de motivation se poursuivent et de nouvelles théories apparaissent. On voit que les théories et stratégies destinées à stimuler la motivation doivent s’adapter à des paramètres tel que la culture, les normes sociales, l’idéologie du travail mais aussi à la manière dont chaque société crée l’obligation de travail. Il est à noter que les théories et les méthodes utilisées par les chefs d’entreprise et les cadres pour stimuler la motivation restent très proches des théories classiques même si l’on s'en défend, alors que les conditions du travail, la nature du travail et des compétences nécessaires ainsi que le contexte socio-économique ont profondément changé et changent encore.

samedi 11 novembre 2006

De l'origine des spécifications

source : inconnue

La distance standard entre 2 rails de chemin de fer aux US est de 4 pieds et 8,5 pouces. C'est un chiffre particulièrement bizarre. Pourquoi cet écartement a-t-il été retenu ?

Parce que les chemins de fer US ont été construits de la même facon qu'en Angleterre, par des ingénieurs anglais expatriés, qui ont pensé que c'était une bonne idée car ça permettait également d'utiliser des locomotives anglaises. Pourquoi les anglais ont-ils construits les leurs comme cela ?

Parce que les premières lignes de chemin de fer furent construites par les mêmes ingénieurs qui construisirent les tramways, et que cet écartement était alors utilisé. Pourquoi ont-ils utilisé cet écartement ?

Parce que les personnes qui construisaient les tramways étaient les mêmes qui construisaient les chariots et qu'ils ont utilisé les mêmes méthodes et les mêmes outils. Okay, pourquoi les chariots utilisent un tel écartement ?

Et bien, parce que partout en Europe et en Angleterre les routes avaient déja des ornières et un espacement différent aurait causé la rupture de l'essieu du chariot. Donc, pourquoi ces routes présentaient elles des ornières ainsi espacées ?

Les premières grandes routes en Europe ont été construites par l'empire romain pour accélérer le déploiement des légions romaines. Pourquoi les romains ont ils retenu cette dimension ?

Parce que les premiers chariots étaient des chariots de guerre romains. Ces chariots étaient tirés par deux chevaux. Ces chevaux galopaient côte à côte et devaient être espacés suffisamment pour ne pas se géner. Afin d'assurer une meilleure stabilité du chariot, les roues ne devaient pas se trouver dans la continuité des empreintes de sabots laissées par les chevaux, et ne pas se trouver trop espacées pour ne pas causer d'accident lors du croisement de deux chariots.

Nous avons donc maintenant la réponse à notre question d'origine. L'espacement des rails US (4 pieds et 8 pouces et demi) s'explique parce que 2000 ans auparavant, sur un autre continent, les chariots romains étaient construits en fonction de la dimension de l'arrière train des chevaux de guerre.

Et maintenant, la cerise sur le gateau. Il y a une extension intéressante de cette histoire concernant l'espacement des rails et l'arrière train des chevaux. Quand nous regardons la navette spatiale américaine sur son pas de tir, nous pouvons remarquer les deux réservoirs additionnels attachés au réservoir principal. La société THIOKOL fabrique ces réservoirs additionnels dans leur usine de l'UTAH. Les ingénieurs qui les ont concus auraient bien aimé les faire un peu plus larges, mais ces réservoirs devaient être expédiés par train jusqu'au site de lancement. La ligne de chemin de fer entre l'usine et Cap Canavéral emprunte un tunnel sous les montagnes rocheuses. Les réservoirs additionnels devaient pouvoir passer sous ce tunnel. Le tunnel est légèrement plus large que la voie de chemin de fer, et la voie de chemin de fer est à peu près aussi large que les arrières train de deux chevaux.

Conclusion : une contrainte de conception du moyen de transport le plus avancé au monde est la largeur d'un cul de cheval. Les spécifications et la bureaucratie vivront pour toujours. Aussi, la prochaine fois que vous avez des spécifications entre les mains et que vous vous demandez quel cul de cheval les a inventées, vous vous serez peut etre posé la bonne question.

dimanche 15 octobre 2006

Le pacte des gnous

Attention ce programme est réservé aux linuxiens. :-)
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